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Un peu d´histoire
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Dès 868 Retiers était déclarée Paroisse. Le nom de Retiers vient des racines « reg » (le roi) et « ester » (le lieu)  littéralement  «  la demeure du roi ».

Les rois de Bretagne y avaient une de leurs résidences « in  Aula Reester », en lisière des territoires de l’Anjou récemment conquis.

Le roi Salomon de Bretagne venait assez souvent au château de la Motte situé au nord de l’église actuelle et disparu au 16ème siècle.

Par contre la région était habitée dès le néolithique. La voie « des Saulniers » appelée aussi « voie romaine » date de cette période. Elle était jalonnée par une série de mégalithes dont il ne reste plus à Retiers que la « pierre de Richebourg »

Une quarantaine de sites archéologiques sont répertoriés sur la commune. L’existence d’un habitat gaulois fut révélée en 1989 au lieu dit «Les Jeusseries». Cette ferme fut vraisemblablement fondée au cours de la seconde moitié du IVème siècle avant J-C.  

En 1995, une nécropole fut découverte, lors des travaux d’aménagement du parking Miescisko, proche de la mairie. Elle était constituée d’une douzaine de sépultures ; certaines en pleine terre, d’autres faites de coffres de schistes. L’analyse d’une inscription relevée sur l’un des coffres a permis de dater cette nécropole de l’époque mérovingienne entre le VIème et le début du VIIIème siècle.

Au XIème siècle, Retiers passe sous la domination des seigneurs de Coësmes. A la fin du XIIème sous celle de la famille du Hallay lors du mariage de Catherine de Coësmes avec Guillaume du Hallay. Le dernier seigneur de Retiers, Emmanuel Agathe du Hallay, survécut à la révolution mais fut dépossédé de ses biens : le  manoir de la Borderie. Une autre famille de nobles marqua Retiers : les Martin de la Bigotière dont deux membres furent guillotinés pour avoir participé à la chouannerie et aux guerres de Vendée.

Pendant la révolution la commune, sous la forte personnalité de l’Abbé Lancelot se positionne du côté des républicains, s’opposant de façon parfois violente aux communes voisines contrôlées par les chouans. En reconnaissance de ses bons offices comme député et curé constitutionnel, Retiers fut nommé chef lieu de canton. 

Pendant les guerres de l’Empire, deux frères se firent remarquer par leur courage et leur détermination aux combats : les colonels Dein.

Des noms liés à Retiers
  • Joseph Lancelot :   Curé de Retiers  de 1776 à 1806. Député du clergé aux Etats Généraux il participa  en 1789 à la rédaction des cahiers de doléances. Membre de l’Assemblée Constituante il  prêta serment à la constitution  et eut une très grande influence sur tout le clergé  du secteur. C’est à lui que Retiers doit d’être chef-lieu de canton
  • Olivier et Paul Dein : deux frères nés à Retiers qui s’illustrèrent pendant les guerres d’Empire et que Napoléon éleva au grade de Colonels en remerciement de leurs services
  • Edouard Mahé : né à Rennes en 1905,  il s’installa à Retiers pendant la guerre, dans la propriété de sa mère. Artiste peintre de renommée internationale il a fait don à la commune,  en 1988 d’une cinquantaine de ses toiles exposées au musée en mairie. Peintre de la génération post-fauvisme, à l’immense talent reconnu par les critiques d’art, il joue avec les couleurs. Beaucoup de ses œuvres sont inspirées des paysages qu’il a connus.
  • Emile Bridel (père et fils): Industriels qui participèrent au développement de Retiers.  En 1922 Emile Bridel  père s’installa à Retiers et développa une entreprise de diversification du lait : beurre, camembert. Son fils dénommé aussi Emile, reprit le flambeau  en 1950 et  donna à cette entreprise la dimension internationale que nous lui connaissons aujourd’hui
  • Robert Régnier : Né le 30 Avril 1925 à Retiers. A 19 ans, il exerçait la profession de sabotier à La-Roe (en Mayenne). Demeurant rue Georges Clémenceau à Retiers, il a été arrêté avec 10 autres résistants, à La Gravelle (Mayenne) par la Gestapo, pour appartenance à un groupe F.T.P.F. de Loiron le 27 juillet 1944. Interné à Laval et Angers, il monte dans le convoi de déportés dit train de langeais parti de Rennes le 4 août au Lion d'Angers en direction de Belfort, puis est transféré de Belfort le 29 août vers le KL Neuengamme. Le 7 avril 1945, il est tué au cours d'un bombardement à Wilhelmshaven (ou Lüneburg)
    Le 5 Mai 2013, la municipalité a souhaité lui rendre hommage en dénommant le passage reliant la place Miescisko à la Rue Clémenceau : 'Passage Robert Régnier'
       
 
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